L'histoire du thé

L'histoire du thé

Selon la légende chinoise, en 2 737 avant J.C., quelques feuilles se seraient détachées de l’arbre sous lequel l’Empereur Shen Nong se reposait et se seraient mêlées à l’eau qu’il faisait bouillir pour se désaltérer. L’Empereur aurait apprécié cette saveur nouvelle, et ainsi serait né le thé.

A l’origine, le thé provient du Sud de la province du Yunnan, en Chine. Le thé apparaît tout d’abord sous la forme d’un breuvage thérapeutique, sous les Han de l’Ouest (206 avant J.C. – 24 après J.C.), puis devient une boisson quotidienne des empereurs et des nobles chinois sous les Han de l’Est. C’est à partir de la dynastie Tang (618 – 907) que l’usage du thé se répandit dans la population, d’abord sous la forme de briques compressées, rôties puis réduites en poudre avant d’être mélangées à de l’eau bouillante, et éventuellement à du sel ou des épices. Sous la dynastie des Song (960 – 1279), le thé dit « battu » est consommé sous forme d’une poudre que l’on ajoute dans l’eau frémissante. C’est sous la dynastie des Ming (1368 – 1644) que le thé commence à être consommé sous sa forme actuelle, en feuilles que l’on fait infuser.

A partir du 10ème siècle, la Chine commence à exporter ses productions de thé, dans un premier temps vers les pays voisins, puis vers l’Europe. En 1606, la compagnie des Indes orientales apporte pour la première fois du thé par bateau en Hollande. La France, puis l’Angleterre en 1653, découvrent à leur tour le thé. En 1657, Thomas Garraway propose du thé dans son "coffee-house" londonien. Cette boisson se répand alors de manière spectaculaire outre-Manche et parvient à prendre la place du café dans le cœur des Anglais. Au 19ème siècle, la Chine ne pouvant plus satisfaire une demande de thé toujours croissante, les Anglais introduisent sa culture dans d’autres pays : en Inde en 1834, à Ceylan en 1857, puis dans d’autres pays d’Asie, d’Afrique Noire anglophone, sur l’île de la Réunion et en Argentine.

Culture du thé

Le thé appartient à la famille du Camelia Sinensis.
Le théier est un arbre à feuilles persistantes, qui pousse dans des régions au climat chaud et humide, au bon ensoleillement et aux pluies abondantes.

Dans la nature, le théier peut atteindre 10 à 15 mètres de haut. Pour faciliter la récolte de ses feuilles, lorsqu’il est cultivé, il est taillé et maintenu à environ 1,10 mètre du sol. Un théier vit en moyenne une quarantaine d'années, mais certaines variétés peuvent atteindre 100 ans. A noter tout de même que le plus vieux théier du monde, situé à Pu'er dans la province du Yunnan en Chine, atteint l’âge de 1800 ans.

La cueillette s’effectue encore à la main et a lieu plusieurs fois par an, la saison et la technique de cueillette différant selon les pays. Chaque période de récolte donne au thé une saveur particulière : la récolte de printemps n'a par exemple pas le même goût qu'une récolte en été.

Type de thé

A l’origine de toutes les couleurs de thé, une seule plante : le théier. Une fois cueillies, les feuilles de thé subissent divers traitements (fermentation, oxydation, flétrissage, séchage,…) en fonction du type de thé que l’on souhaite obtenir. C’est notamment la maîtrise de la fermentation qui permet au planteur de choisir la couleur de son thé.

Le thé blanc

Le thé blanc est celui qui subit la transformation la plus faible. Les feuilles ne subissent que deux traitements : le flétrissage, beaucoup plus long que pour les autres types de thé, puis la dessiccation. Bien que cette transformation paraisse simple, la préparation du thé blanc est pourtant la plus délicate. Il est en effet extrêmement compliqué pourle planteur d’anticiper le moment où les conditions climatiques seront parfaitement réunies pour le flétrissage du thé à l’air libre. Le thé blanc est un thé fin et recherché des connaisseurs. Très peu transformé, il est très riche en polyphénols, en antioxydants et en vitamines.

Le thé vert

C’est un thé non fermenté. Pour éviter cette fermentation, les feuilles sont chauffées brutalement à une température d’environ 100°C (soit selon la méthode chinoise, dans un grand wok au-dessus d'un feu, soit selon la méthode japonaise, à la vapeur d'eau). Les feuilles sont alors roulées dans des formes différentes selon les traditions et les pays (bâtonnet, torsade, boule,…), puis séchées jusqu’à ce qu’elles ne contiennent plus que 5% d’eau. Le thé vert est le thé le plus consommé en Asie.

Le thé Oolong

Il est aussi appelé thé semi-fermenté, du fait que son processus de fermentation est volontairement interrompu. Une fois récolté, le thé est flétri. Les feuilles sont ensuite brassées dans une pièce maintenue à 22°C avec un taux d’humidité très élevé. Selon le résultat souhaité, le temps de fermentation sera plus ou moins long. Les feuilles sont par la suite torréfiées puis roulées, comme pour le thé vert. Cette technique nécessite généralement des feuilles plus mûres, qui contiennent peu de théine ce qui en fait une boisson idéale pour l'après-midi ou la soirée.

Le thé noir

La légende veut qu’au 17ème siècle, une cargaison de thé vert venant de Chine soit arrivée en Angleterre après un très long périple. Le thé aurait fermenté pendant le voyage en mer, et les anglais, alors peu connaisseurs de thé, l’auraient apprécié et en auraient commandé à nouveau à la Chine.

Ainsi, l’obtention d’un thé noir suppose de mener le processus de fermentation à son terme. Après la récolte a lieu le flétrissage, qui permet aux feuilles de thé de perdre 50% de leur eau. Le roulage brise ensuite les cellules de la feuille pour libérer les enzymes et déclencher la fermentation. La durée de fermentation varie en fonction de la couleur recherchée. Le thé est ensuite torréfié, puis trié et classé en deux grades (feuilles brisées ou feuilles entières).

Le thé noir se boit nature ou sucré, éventuellement agrémenté d'une touche de lait. Il est très souvent utilisé pour les thés aromatisés. Dans ce cas, le thé est soit parfumé grâce à des fleurs (jasmin, rose…) ou à des feuilles de plantes (menthe…), soit aromatisé directement par la pulvérisation d'huiles essentielles naturelles de fleurs ou de fruits sur les feuilles de thé sèches. Les thés verts ou le rooibos peuvent aussi être aromatisés.

Le thé fumé

C'est un thé noir. Selon la légende, le thé fumé est apparu vers 1820 dans la région du Fujian, où une plantation avait été réquisitionnée par l’armée chinoise. Contraint de libérer la salle de séchage, le planteur dut faire sécher une grande quantité de feuilles encore humides au-dessus d’un feu de racines d’épicéa. Les feuilles, en séchant, prirent un goût de fumée et furent vendues en Europe où ce thé « fumé » rencontra un franc succès. On procède toujours ainsi aujourd’hui pour obtenir ce type de thé. Parmi les thés fumés, on trouve les Tarry Souchong ou les Lapsang Souchong. Ces thés se consomment habituellement au moment des repas ou l'après-midi, nature ou légèrement sucrés.


 Le thé rouge ou Rooibos

Le Rooibos n'est pas issu du théier. C’est un arbuste poussant exclusivement en Afrique du Sud dans les montagnes de Cederberg, situées au nord de la ville du Cap. Les populations indigènes de ces montagnes cueillaient déjà les parties aériennes du rooibos sauvage il y a plus de 300 ans et les faisaient fermenter. Cette infusion à la couleur rougeâtre et à la saveur douce, sucrée et fruitée, est toujours considérée comme la boisson nationale de l’Afrique du Sud.

Boisson sans caféine, le rooibos est riche en antioxydants et en oligo-éléments, et a des propriétés relaxantes. Il est également pauvre en tannins (qui donnent au thé une certaine amertume). Le rooibos « vert » a une action antioxydante encore plus efficace car il n’a pas subi le processus de fermentation. Son goût est toutefois moins sucré et fruité que celui du rooibos traditionnel. Cette boisson peut être consommée par tous à tout moment de la journée.

Les bienfaits du thé

Les vertus médicinales du thé sont appréciées depuis  ses origines. L’Empereur Shen Nong, père de la médecine et de l’agriculture chinoises, avait déjà remarqué que «le thé soulage la fatigue, fortifie la volonté, délecte l’âme et ranime la vue.» La médecine nous a par la suite éclairés sur les raisons de ce phénomène. 

Tous les thés contiennent de la caféine (ou théine). La caféine présente dans le thé, contrairement à celle que contient le café, stimule le système nerveux de manière lente et progressive, sans provoquer d’excitation. Elle aide ainsi à se maintenir éveillé et concentré de manière durable.

Les tannins, ou polyphénols, contenus dans le thé, ont de fortes propriétés antioxydantes. 
Les polyphénols présents dans le thé vert sont excellents dans la lutte contre le mauvais cholestérol et dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ces substances facilitent  également la digestion et limitent l’absorption des graisses.

Le thé est, par ailleurs, riche en vitamines, notamment en vitamine P (accroissant la résistance des cheveux) et en vitamines B (surtout en vitamine B9) qui contribuent à la bonne santé de l’organisme. Le thé contient également du fluor (une tasse apporterait 30% des besoins en fluor),  bon pour la protection de l’émail dentaire.

Le rooibos, boisson sans caféine, est également riche en polyphénols aux vertus antioxydantes, et a des vertus relaxantes. Sa consommation est ainsi particulièrement bénéfique en fin d’après-midi ou en soirée.

                   

      Plantation de Thés               Rooïbos


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